Autisme : autres signes cliniques, les troubles du sommeil
Les troubles du sommeil sont fréquents chez les enfants autistes.
Adam a eu de graves troubles du sommeil jusqu’à plus de 4 ans. Bébé, il s’endormait extrêmement tard et pleurait une bonne partie de la nuit. Puis, il n’a plus fait de sieste le matin dès un an et la sieste de l’après midi a été terminée à 15 mois. Parfois, il s’endormait à minuit, voire à 1 heure du matin. Bien entendu, le lendemain, il était mort de fatigue à l’école.
Autant dire qu’après quelques années de ce régime, j'étais épuisée. Heureusement, Axel a un sommeil de plomb et il ne s'est quasiment jamais réveillé à cause des allers et venues nocturnes d'Adam.
Au cours d’une consultation au mois d’août 2007, j’ai demandé au médecin de lui prescrire un somnifère, le Nopron, mais ce médicament n’a eu aucun effet : Adam était toujours aussi agité, il ne cessait pas de se lever aussitôt qu’il était couché.
La pédopsychiatre a donc prescrit un neuroleptique, le Risperdal, à raison de 0,12mg par jour, sans dépasser 0,25 mg. J’ai administré à Adam ce médicament le soir entre septembre 2007 et avril 2008, date à laquelle j’ai pris la décision d’arrêter.
La prise de poids, liée au Risperdal, était bien trop importante (1 kg par mois). Surtout, ma pédopsychiatre avait signalé qu’à long terme, les patients avaient des tremblements des membres et de la mâchoire. Et puis, je ne reconnaissais plus vraiment mon fils, un peu « abruti » par la prise de ce neuroleptique. Certes, il dormait mais il était beaucoup moins percutant dans la journée.
Le Risperdal a quand même eu un effet bénéfique : Adam a compris qu’un lit était fait pour dormir. Désormais, il ne se lève plus quand il est couché et fait de meilleures nuits, même s’il n’est toujours pas un gros dormeur et s’il se réveille encore fréquemment en pleine nuit (environ une nuit sur trois). J’arrive donc un peu plus à me reposer.