Les parcs d'attractions

Publié le par Cécile

Quand Adam a eu 18 mois, je me faisais une joie de l’emmener au manège avec Axel qui adorait ça. Hélas, Adam n’a jamais pu se faire au manège, c’était des hurlements et il a toujours fallu l’évacuer en urgence avant la fin du tour. Comble de malchance, un manège se trouve devant l’entrée du parc de la Roseraie. Il fait donc des détours pour ne pas voir le manège dès qu’il l’aperçoit. Pratique quand on veut aller se promener le week-end ou bien tout simplement aller à La Poste qui se situe en face !

 

Comment allait donc réagir Adam dans un parc d’attractions ?

 

Nous avons commencé par un « petit parc » : Nigloland, à Dolancourt dans l’Aube (10). Il n’y a jamais une foule abondante, le temps d’attente est donc réduit, ce qui est bien car Adam ne supporte pas d’attendre. C’était en 2006, il avait 3 ans. Tout s’est bien passé. Adam adore le train de la mine et déteste le bateau des pirates (moi aussi). Nous y sommes retournés depuis et Adam a toujours été content de sa journée.

 

Seul bémol pour ce parc, pas de tarif particulier pour les personnes handicapées (sauf pour celles en fauteuil roulant) et leur accompagnateur. Pas vraiment non plus de passage privilégié sans faire la queue, même si cela ne pose pas trop de problème car l’affluence n’a rien à voir avec d’autres grands parcs.

 

Nous avons donc essayé Eurodisney en décembre 2007. Là aussi, tout s’est très bien passé. Adam n’a pas eu peur de la foule, pourtant dense. L’accueil des personnes handicapées et de leur accompagnateur est très bien fait. Dès l’entrée du parc, on a affaire à des personnes compétentes, qui connaissent les différents types de cartes d’invalidité ; il n’y a donc pas besoin de s’expliquer et de se justifier.

 

Précision, Adam qui est reconnu invalide à plus de 80 % bénéficie de la mention « tierce personne » et a pu bénéficier d’un passage « prioritaire » pour les attractions et d’un espace réservé pour voir le passage de la parade. Il faut avouer que sans cela, il aurait été impossible de passer la journée dans le parc car Adam s’énerve rapidement et aurait été incapable de patienter.

 

A l’automne 2008, nous sommes allés au parc Astérix. L’accueil des personnes handicapées est également bien rôdé. Notre principale difficulté aura finalement été de nous repérer dans le parc. Grosse frayeur également quand Adam s’est perdu : je ne l’ai retrouvé qu’au bout de 5 minutes, divaguant dans le parc. Je n’ose pas imaginer ce qu’il se serait passé si je ne l’avais pas retrouvé car même à l’heure actuelle, il est incapable de donner ses nom et prénom.

 

Dernier parc en date : Europapark en Allemagne pendant les vacances de Pâques 2009. Impossible de savoir s’il y avait des mesures en faveur des personnes handicapées (mon allemand n’est pas suffisamment performant pour arriver à comprendre ce genre de conversation !). J’ai simplement constaté que nos voisins d’outre Rhin n’avaient pas le même regard que les français sur le handicap car plusieurs employés m’ont incitée à envoyer Adam tout seul sur des manèges alors qu’il faisait des flappings et autres regards périphériques juste avant ; bref, ça se voyait qu’il était différent des autres enfants.

 

Sur sollicitation d’un employé, Adam a même accepté d’aller faire de l’avion avec Axel (les plus de 1,40 mètres étaient interdits). J’ai passé 3 minutes à me ronger les sangs mais tout s’est bien passé en définitive.

 

Adam et les parcs d’attraction, c’est donc possible, à condition que les manèges ne soient pas trop agressifs : nous avons eu un petit accident à Europapark. Adam a eu tellement peur sur une attraction qu’il a fait pipi dans son slip…

Publié dans Loisirs

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