Autisme : anomalies dans les interactions sociales

Publié le par Cécile

L’enfant autiste ne parvient pas à communiquer, y compris avec des comportements non verbaux utilisés classiquement par les bébés ou les jeunes enfants. C’est ainsi que l’utilisation du regard est inadaptée :

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le contact oculaire est très mauvais, voire absent ou bien le regard est périphérique. Bien que ce comportement déviant ait très nettement diminué, Adam a encore aujourd’hui des regards périphériques, qui lui donnent un air absent. Mais ce n’est pas parce qu’il « fait les yeux en coin », qu’il n’écoute pas : très souvent maintenant, il raccroche la conversation en cours de route alors que je pensais qu’il était dans les nuages,

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les mimiques sociales sont inadaptées ou inexpressives : parfois Adam rit à gorge déployée sans aucune raison et il ne sert à rien d’en chercher la cause. Un enfant autiste ne cherchera pas non plus à entrer en contact avec son interlocuteur quand il lui parle ou lorsqu’il lui sourit. Il restera neutre, même si ce sont ses parents. Il ne sert donc à rien d’attendre une risette car le sourire n’est pas décrypté comme étant un code social pour entrer en contact. Ce comportement a été une source de grande incompréhension pour moi, sa mère,

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les sourires aux stimulations physiques (du type le bercement du bébé autiste) correspondent plus à un moment de bien être et non à une volonté de communiquer. Quand nous prenions Adam dans nos bras pour le bercer lorsqu’il était petit, il se calmait non parce qu’il était dans les bras de ses parents mais parce que la sensation de bercement lui était agréable,

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e pointé du doigt est souvent totalement absent durant les premières années de la vie. C’est d’ailleurs l’une des premières questions que pose un médecin spécialisé dans les TED : « votre enfant pointe t-il du doigt » ? Adam a dû apprendre à pointer du doigt pour montrer une image ou un objet. Il y a réussi entre 3 et 4 ans. A présent, c’est un acquis.

La difficulté à comprendre les expressions des autres conduit donc l’enfant autiste à s’isoler et à ne pas rechercher le contact, notamment avec les enfants de son âge. Il peut rester jouer « à côté » des autres mais pas jouer « avec » les autres.











Adam à la crèche, plus absorbé par les brindilles que par les enfants jouant dans le bac à sable à côté de lui. 

Publié dans Handicap

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